dimanche 7 septembre 2025

Le dernier repos des Russes de Rawdon

Fortement peuplée par une population d’origine irlandaise à ses débuts, la municipalité de Rawdon a accueilli une grande variété d’immigrants à la suite de la Première Guerre Mondiale. Russes, Hongrois, Polonais, Ukrainiens, Tchécoslovaques et Allemand y ont fondé leur communauté qui explique pourquoi la devise de la municipalité est maintenant : « Forte de sa diversité ». Avec toutes ces cultures, de nombreux cultes différents se sont côtoyés et il est aujourd’hui possible d’en apprendre plus sur le sujet en parcourant le Circuit des églises.

Oleg Boldireff
Je souhaite m’attarder un peu sur l’église Saint-Séraphim-de-Sarov, plus particulièrement son cimetière.
En 1950 Oleg Boldireff, le curé de la paroisse montréalaise des Saints-Pierre-et-Paul, créée une petite chapelle en l’honneur
d’un des saints orthodoxes les plus populaires après être tombé sous le charme de la région un an auparavant. 

Croquis de la chapelle originale

Réalisant que la communauté russe de la région avait besoin d’un endroit pour ses défunts, il établit le cimetière en 1961, puisant son inspiration dans le cimetière russe deSainte-Geneviève-des-Bois en France. La chapelle sera ensuite déménagée pour être à proximité du cimetière, à son emplacement actuel.

Intérieur de la chapelle
Dans ce qui est maintenant le plus grand cimetière orthodoxe russe au Québec, et peut-être même en Amérique, tout est bien ordonné. Les tombes sont placées en rangées parallèles, et l’espace de chacune d’elles est délimité par un jardin rectangulaire au-dessus des tombes. Cette omniprésence de la nature ainsi que les croix orthodoxes en bois et de nombreuses pierres tombales ornées de photos ou gravures des défunts en font l’un des plus beaux cimetière que j’ai visité jusqu’à maintenant. 



Voici également certains des monuments et tombes les plus célèbres de ce cimetière :

Tombe de Ludmilla Chiriaeff, fondatrice des Grands Ballets Canadiens


Monument à la mémoire des soldats russés morts lors des deux Guerres Mondiales

Fresque de saint Georges tuant le dragon, sur le même monument

Momument à la mémoire des victimes du régime communiste russe après la révolution de 1917

Momument rappelant la mort de 30 000 cosaques tués par les Britanniques alors qu'ils tentaient de s'évader pour éviter les goulags de l'Union Soviétique.

À défaut de vous payer un voyage en Russie en ce moment, profitez d'un passage dans la région pour vous receuillir un peu et admirer ces traces de la riche histoire multiethnique du Québec.

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