Fortement peuplée par une
population d’origine irlandaise à ses débuts, la municipalité de Rawdon a accueilli
une grande variété d’immigrants à la suite de la Première Guerre Mondiale. Russes,
Hongrois, Polonais, Ukrainiens, Tchécoslovaques et Allemand y ont fondé leur
communauté qui explique pourquoi la devise de la municipalité est maintenant :
« Forte de sa diversité ». Avec toutes ces cultures, de nombreux cultes
différents se sont côtoyés et il est aujourd’hui possible d’en apprendre plus
sur le sujet en parcourant
le Circuit des églises.
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| Oleg Boldireff |
Je souhaite m’attarder un peu sur
l’église Saint-Séraphim-de-Sarov, plus particulièrement son cimetière.
En 1950 Oleg
Boldireff, le curé de la paroisse montréalaise des Saints-Pierre-et-Paul, créée
une petite chapelle en l’honneur d’un des saints orthodoxes les plus populaires après être tombé sous le charme de la région un an auparavant.  |
| Croquis de la chapelle originale |
Réalisant que la
communauté russe de la région avait besoin d’un endroit pour ses défunts, il établit
le cimetière en 1961, puisant son inspiration dans
le cimetière russe deSainte-Geneviève-des-Bois en France. La chapelle sera ensuite déménagée pour être à proximité du cimetière,
à son emplacement actuel.
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| Intérieur de la chapelle |
Dans ce qui est maintenant le
plus grand cimetière orthodoxe russe au Québec, et peut-être même en Amérique,
tout est bien ordonné. Les tombes sont placées en rangées parallèles, et l’espace
de chacune d’elles est délimité par un jardin rectangulaire au-dessus des
tombes. Cette omniprésence de la nature ainsi que les croix orthodoxes en bois
et de nombreuses pierres tombales ornées de photos ou gravures des défunts en
font l’un des plus beaux cimetière que j’ai visité jusqu’à maintenant.
Voici également certains des
monuments et tombes les plus célèbres de ce cimetière :
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| Tombe de Ludmilla Chiriaeff, fondatrice des Grands Ballets Canadiens |
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| Monument à la mémoire des soldats russés morts lors des deux Guerres Mondiales |
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| Fresque de saint Georges tuant le dragon, sur le même monument |
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| Momument à la mémoire des victimes du régime communiste russe après la révolution de 1917 |
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| Momument rappelant la mort de 30 000 cosaques tués par les Britanniques alors qu'ils tentaient de s'évader pour éviter les goulags de l'Union Soviétique. |
À défaut de vous payer un voyage en Russie en ce moment, profitez d'un passage dans la région pour vous receuillir un peu et admirer ces traces de la riche histoire multiethnique du Québec.
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